
Paris – Bordeaux – Sao Paulo
- Le Brésil et l’esclavage contemporain
En 1995, le Brésil fut le premier pays au monde à reconnaître officiellement l’esclavage contemporain
devant l’Organisation Internationale du Travail.
Cette même année, on estimait à au moins vingt cinq milles personnes en situation de travail esclave.
De nos jours on estime entre 25000 et 40000 personnes qui travaillent dans des conditions similaires à celle
d’esclave. 38% de celles-ci sont dans la région du Maranhao, soit au minimum 9500 travailleurs.
L’Amazonie orientale, qui est une des régions les plus touchées par le travail esclave, fait appel au charbon
de bois d’extraction pour alimenter les usines sidérurgiques, profitant de la ligne de chemin de fer qui relie
les mines de Carajás (État du Pará) au port de São Luís (État du Maranhão).
Dans l’Etat du Maranhao 25% des familles ayant des enfants de 5 à 17 ans ont au moins l’un d’entre eux qui
travaille dans des conditions d’esclavage. - Environ 90% des personnes victimes de travail esclave sont analphabètes et 80% d’entre eux n’ont même
pas de certificat de naissance.
La ville d’Açailandia se situe proche de la voie ferrée de Carajás. Sa population est convoitée par les usines
de sidérurgie ainsi que par les fabriques de charbon. 57% des richesses de la ville provient de l’industrie. Le
pôle industriel du Pequiá représente 5 usines sidérurgiques sur les 14 que représente la voie de chemin de
fer Carajas.
En 2008 le gouvernement brésilien à mis en place le 2ème Plan National d’Eradication du Travail Esclave.

















